Historique de la culture du cannabis au maroc ( c un p'ti peu lOng lOol mé bOn c intéréssent )

Historique de la culture du cannabis au maroc ( c un p'ti peu lOng lOol mé bOn c intéréssent )
Les historiens s'accordent pour établir l'existence de cultures de cannabis dans la région de Kétama, dans le Rif central, au XVe siècle. Ces cultures remonteraient à l'arrivée des immigrants arabes dans la région, à partir du VIIe siècle.

A l
a fin du XIXe siècle, le voyageur français Moulieras qui visitait la région, signalait que le cannabis était produit, quoique à un niveau limité, dans la tribu des Beni Khaled. Le sultan Moulay Hassan (1873 – 1894) avait donné l'autorisation de cultiver le cannabis à cinq douars de Kétama et Beni Khaled dans le pays Senhaja. Le cannabis du nord du Maroc était produit pour l'autoconsommation, quoiqu'une part de la production fût aussi destinée à la vente dans d'autres régions du pays. Au XXe siècle, à partir de 1912, le royaume fut séparé en deux zones, l'une placée sous administration française, l'autre sous tutelle espagnole. Dans le cadre du protectorat espagnol sur le nord du pays, l'Espagne permit à certaines tribus de continuer à cultiver le cannabis.

Durant
les cinq ans pendant lesquels Abdelkrim maintint dans le Rif un État indépendant (1921-1926), la production de cannabis diminua notablement sous l'influence de ce chef berbère qui considérait que la consommation de cannabis était contraire aux préceptes du Coran. Après la défaite du chef rebelle, les autorités espagnoles consentirent, pour amadouer les tribus de l'intérieur d'Al Hoceima, à la culture du cannabis autour du noyau initial de Kétama.

En 1906, la c
onférence d'Algerisas avait condé le monopole des achats et ventes du tabac et du cannabis dans le pays à la Régie Marocaine des Kifs et Tabacs, une compagnie multinationale à capitaux français. Cette compagnie avait son siège à Tanger où étaient transformés le cannabis et le tabac, le kif (mélange de tabac et de cannabis) étant aussi fabriqué dans une usine de Casablanca. Ces préparations étaient destinées à être consommées de manière traditionnelle sur le marché intérieur. En 1926, les Français décidèrent de permettre la culture du cannabis dans une zone au Nord de Fès. Cette expérience, qui ne dura que trois ans, entrait dans le cadre de la politique du Général Lyautey visant à isoler l'expérience révolutionnaire d'Abdelkrim. Elle cherchait en effet à contenter les tribus qui, voisines des régions en rébellion, avaient récemment accepté la soumission à l'administration française.

La Régie contrôl
ait les terres allouées à la culture du tabac et du cannabis en signant des contrats avec les paysans. Ces contrats garantissaient les prix, les qualités, les méthodes de transformation, les quantités, etc. Mais le cannabis cultivé dans les régions montagneuses du Rif, se trouvant en zone espagnole, échappait au contrôle de la Régie.

La prohibition de la p
roduction de cannabis au Maroc sous protectorat français remonte au dahir du 22 décembre 1932. La France, qui avait interdit la production et le trafic sur son territoire métropolitain en 1916, décida de faire appliquer sa législation et ses engagements internationaux en la matière à ses colonies. Le dahir de 1932 interdit donc la culture du cannabis, à l'exception de celui cultivé, sous le contrôle de la Régie, dans le Haouz (plaine de la région de Marrakech) et le Gharb (plaine de la région de Kenitra). Finalement, le dahir du 24 avril 1954 étendit l'interdiction de la culture et de la consommation du cannabis à tout le Maroc sous protectorat français.

Après l'indépendance d
u Maroc, en 1956, cette prohibition fut étendue à tout le territoire national, zone ex-espagnole comprise. Cette décision fut très mal accueillie par les milliers de petits cultivateurs qui avaient jusqu'alors bénéficié de la tolérance espagnole à l'égard de la culture du cannabis. Le gouvernement marocain décida donc d'autoriser la culture dans un périmètre restreint, situé exclusivement autour du village d'Azilal, au pied du Mont Tiddighine (Province de Al Hoceima). En outre, il décida d'acheter toute la récolte aux paysans pour procéder à son incinération. Cette mesure dut cependant être abandonnée après trois ans, en raison des difficultés financières de la jeune administration marocaine.

En 1958, un cer
tain nombre de facteurs, tels que l'extension à la zone nord du régime forestier du reste du pays, le fort taux de chômage de la région, ou encore la hausse des prix consécutive à l'unification des monnaies, provoquèrent ce que l'on appela la “révolte des montagnes”, matée par l'armée au printemps 1959. Ces évènements amenèrent le gouvernement marocain à tolérer la culture de cannabis comme faisant partie d'une économie informelle permettant aux habitants du Rif de survivre. C'est ainsi que malgré l'extension du dahir de 1954, la culture du cannabis fut tolérée chez certaines tribus du Rif. Les limites des superficies existantes furent cependant maintenues et on essaya d'éviter que le commerce de cannabis ne se fasse de façon trop voyante. Au cours des dix années suivantes, la situation dans les régions productrices ne changea pratiquement pas.

L'extension subséquente d
es superficies de culture, la transformation du cannabis en produits dérivés (surtout haschisch et huile), l'accroissement des quantités produites et la recherche de marchés extérieurs apparaissent comme le résultat de la rencontre de deux facteurs principaux. Le premier est le développement de la demande européenne de cannabis à partir des années soixante-dix, et le second les difficultés socio-économiques rencontrées par l'économie marocaine en général et la région Nord en particulier.

A la fin des années 70, la culture de cannabis occupait encore une surface probablement inférieure à 10 000 hectares. Mais la demande du marché européen commençait à faire sentir ses effets et les paysans se mirent à augmenter progressivement les surfaces cultivées. La transformation en haschisch, produit destiné au marché extérieur, commença à prendre une importance croissante, le cannabis (herbe) restant destiné au marché local et à l'autoconsommation.

Les années 60 furent cara
ctérisées dans plusieurs régions du Maroc par un exode rural massif, conséquence de la ruine de l'agriculture de subsistance ou de la mécanisation dans certaines zones agricoles du pays. Ces années-là, des milliers de Rifains abandonnèrent le Nord du Maroc à destination de l'Europe, pour travailler dans les mines belges, le bâtiment aux Pays-Bas ou les usines automobiles françaises. Mais, à l'époque de la crise économique de la fin des années 70 et des programmes d'ajustement structurel du milieu des années 80, cet exutoire de l'émigration avait en grande partie disparu en raison des politiques d'émigration restrictives mises en place en Europe. Pour les paysans du Nord du Maroc, possédant peu de terres, ne recevant pas d'aides de l' État, n'ayant pas accès au crédit et utilisant des techniques agricoles rudimentaires, la concurrence avec l'agriculture modernisée et les importations de produits alimentaires externes était un combat inégal. La culture du cannabis devint alors de plus en plus attrayante, d'autant plus que la demande de cannabis des marchés européens ne cessait d'augmenter. Les réseaux de commercialisation marocains se consolidèrent avec l'aide de trafiquants européens et prirent la place des fournisseurs de haschisch d'autres régions du monde (Liban, Afghanistan, qui étaient alors en guerre).

Cette époq
ue fut marquée par une augmentation rapide des surfaces cultivées en cannabis. Du noyau initial du pays Senhaja (Kétama et environs), le cannabis s'étendit au pays Ghomara (Bni Smih, Bni R'zine, Bni Mansour, etc.) aux Jebalas (Bni Ahmed) et vers Al Hoceima à l'Est (Bni Boufrah, Bni Mesdouj).

Le début des années 2000 semble être marqué par une nouvelle expansion de la culture du cannabis qui gagne maintenant les terres fertiles situées en dehors des zones de culture traditionnelles. Cette extension du cannabis enferme peu à peu une région entière dans une situation dangereuse de monoculture. La monoculture du cannabis a ainsi fait perdre à la ville de Chefchaouen et ses environs leur autosuffisance agricole et alimentaire. Les terres possédées par nombre de familles dans les régions de Ghomaras et d'Akhmas, auparavant consacrées à de nombreuses variétés de plantations et d'élevages, sont aujourd'hui essentiellement utilisées pour la culture du cannabis.

# Posté le samedi 21 janvier 2006 15:31

Oh lé palestiniens ki se tuent pOur le sentier d'Allah :'( vOtre âme repOse en paix :'(

Oh lé palestiniens ki se tuent pOur le sentier d'Allah :'( vOtre âme repOse en paix :'(
Comme chaque jour, il est sorti de la maison à 8h15. Comme chaque jour, ta mère le regarda s'éloigner, admirant ce petit bout de bonheur, son petit bout de bonheur. C'était le dernier de la famille. Autant dire qu'il était choyé. Il portait sa veste bleue, celle que tu lui as offerte. Comme chaque jour, il s'arrêta chez la boulangère pour la saluer.

Tout à l'heure, en rentrant à la maison, tu as retrouvé sa chambre : froide, son lit : vide, pleine de ses rires, de ses larmes, de ses joies et de ses peines. Ton soleil s'est éteint. L'hirondelle qui faisait le printemps à la maison a migré vers l'autre monde, happée par la haine. [%b%]Quelques grammes de plomb ont suffi pour emporter 1 m 30 de malice, 30 kilos d'innocence et 8 ans de ta vie. Huit années qui ne seront plus qu'un souvenir. Ton frère aurait pu devenir ton ami, ton compagnon. Il ne sera que passé. Te souvenir et pleurer. Tu pleures et cries ta rage. Tu veux fermer la porte de la réalité, celle qui t'a pris de court, qui ne t'a même pas consulté. Tu veux rester là, seul, assis sur cette chaise, dans cette pièce vide, gisent les restes d'une présence désormais lointaine. Dans ta tête : le néant total. Rien, plus rien. On t'a enlevé ton frère. Tu l'aimais tant.

Il est mort. Mort. Mort. Mort. Il est parti, ce matin. Un de ces matins qui se ressemblent, un de ces matins où, au détour d'une allée, il rencontrait ses camarades écoliers, chahutant les uns les autres, et rejoignait dans l'insouciance les bancs de l'école.
Tu ne le reverras plus. Même en tes rêves, il te fuira. Tu l'imagines derrière la porte. Il s'avance pas à pas. Il n'a pas fait quelques mètres que d'horribles cris t'arrachent à ta torpeur, et te figent totalement. Tu es d'autant plus effrayé que cette voix te paraît familière. Pris de bouffées de chaleur, tu tentes anmoins de te reprendre. Les hurlements se rapprochent et t'affligent. A cet instant, c'est en toi que résonne cette voix. Toutes ces lamentations, toutes ces plaintes, tous ces cris. Tu les connais. Ce sont les tiens. Mais pourquoi aujourd'hui ? pourquoi lui ? pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?

Tu vacilles. On se rapproche de toi. Tes jambes tremblent. Tu sens sa présence. La sueur t'aveugle. Il est là. Tu titubes. A sa vue, tu t'écroules soudainement et éclate en sanglots. Tu pleures de n'avoir pu le sauver. Les genoux à terre, le front à même le sol, tu gémis. Tu ne peux rien dire. Les phrases se bousculent dans ta tête. Les mots n'arrivent pas à ta bouche. Mais tes yeux sont assez éloquents. On y lit la douleur, les remords et l'émoi. Mais il est trop tard.

Son petit frère est mort. Car le tien est toujours là. Lui vivait à Naplouse, Ramallah, Beit Jala ou Gaza. Toi tu es à Paris, Lille, Lyon ou Marseille. Tu n'es pas coupable, c'est vrai. Tu n'as pas tiré. Mais dans cette balle, il n'y avait pas que du plomb.

Dans cette balle, il y avait ton indifférence.

Son petit frère est mort

Fateh K.

« Et ne dites pas de ceux qui sont tués dans le sentier d'Allah qu'ils sont morts. Au contraire ils sont vivants, mais vous en êtes inconscients. » (Sourate 2, verset 154)

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 15:30

le caftan marOcain !

le caftan marOcain !
Dans différents tissus, sous plusieurs couleurs et cousus sous forme de multiples modèles, les stylistes font preuve d'une imagination débordante qui remplit de bonheur chaque femme. Mais au moment de la facture, la douleur se fait sentir. A se demander s'il n'existe pas un certain abus ? Le caftan marocain, connaît de nos jours, un succès grisant au point que cette réussite a suscité le vif intérêt de la communauté internationale et de tous les grands couturiers étrangers. D'Yves Saint Laurent à Jean-Paul Gautier, ces derniers n'hésitent pas à venir applaudir les défilés marocains et à vanter les coutures brodées à la main et la noblesse que dégage cet habit qui n'a pas perdu son élégance depuis des siècles.

Porté à la manière traditionnelle ou encore avec une pointe d'audace, les femmes s'accordent à dire qu'elles se sentent belles, attirantes et tout à fait féminines dans cet apparat. Au point, que lors de certaines cérémonies fastes, nous remarquons des actrices égyptiennes, syriennes, françaises...habillées à la marocaine avec une grâce étourdissante et un raffinement éblouissant.

De
venu un ritable vêtement apprécié à sa juste valeur, nous ne pouvons que nous sentir fières du travail accompli par des milliers d'artisans et par les femmes qui se sont battues pour lui offrir une place dans le milieu de la haute couture. Cependant, nous relevons que quelques stylistes profitent de l'enthousiasme général pour fixer des prix parfois, mirobolants. Des coûts si élevés que l'habit traditionnel n'est plus à la portée des femmes marocaines à moins de s'endetter ou de se contenter d'une pauvre imitation copiée sur l'une des revues, exhibant les dernières créations en date.

Fa
ce à cette attitude, il convient de dire que le caftan est un patrimoine qui appartient à toutes les Marocaines. Il fait partie de notre héritage. Si nous désirons qu'il traverse les frontières, il n'y a aucun mal à cela. Bien au contraire, il s'agit là d'une avancée considérable mais ne perdons pas de vue que la cible principale demeure la femme marocaine dont les moyens financiers ne répondent pas toujours à ces prix faramineux. Que les couturiers cessent ce marchandage et cette estimation incohérente des prix.

Les femmes marocaines, de différentes couches sociales désirent un excellent travail qui soit à leur portée sans tomber dans l'extravagance et l'illogisme. Quant à celles qui disposent des moyens suffisants, elles sont libres de participer à la course aux enchères !

# Posté le samedi 14 janvier 2006 15:57

Modifié le samedi 07 juillet 2007 07:16

Marwane chamakh - attaquant - 17

Marwane chamakh - attaquant - 17
Date de naissence:
10-01-1984
Lieu de naissance:
Taille: 1m85
Poids: 70 Kg
Club: Bordeaux (France)
N
umero en club: 17

Merouane Chamakh jeune franco-marocain est né le 10 janvier 1984. Cette star du ballon joue actuellement entant qu'attaquant dans le club des Girondins de Bordeaux et est un international A de l'équipe marocaine.

Le football a commencé pour le jeune Marocain de 1984 à Aiguillon, dans le Lot et Garonne, où il est né. Par la suite, il fera ses classes à Nérac, jonglant entre football et études. Finalement, c'est à Marmande qu'il commencera à jouer sérieusement et à croire en ses chances. Fort d'un gabarit déjà imposant (1m 85 aujourd'hui), il est repéré par le centre de formation des Girondins de Bordeaux. A 16 ans, il accepte de tenter l'aventure chez les Marines et Blancs, mais ne lâche pas pour autant ses études. Pour preuve, il a réussi son bac pro de comptabilité l'année dernière. Au centre du Haillan, Chamakh est pris en charge par un staff conquent qui lui apprend tout pour devenir un footballeur de haut niveau.

# Posté le samedi 14 janvier 2006 14:27

lé drOits de la femme O marOc

lé drOits de la femme O marOc
Considérée mineure pour certains actes de la vie, comme la conclusion de son mariage ou la gestion des biens de ses enfants, majeure pour d'autres, comme l'administration de son patrimoine ou l'exercice de ses droits civiques, la femme marocaine musulmane navigue entre les lois discriminatoires du Code du statut personnel et successoral et celles, universelles, des droits de l'Homme.
E
ntre le sir d'inscrire son action dans ce cadre des droits de l'Homme qu'il a consacrés dans sa Constitution et l'obligation de respecter les préceptes coraniques, le Maroc s'est dod'une législation originale et double : ouverte en matière de droit public, fermée en matière de droit privé.

Les femmes, principales actrices de la vie privée, restent les principales tributaires de cette dualité.

Aujourd'hui, elles revendiquent une adaptation de leur condition juridique, toutes matières confondues, aux principes généraux des droits de l'Homme. Elles le font à travers leurs associations, de plus en plus nombreuses, et leurs écrits, de plus en plus engagés.

# Posté le jeudi 12 janvier 2006 14:39